Des crédits qui expirent : pourquoi, et comment on a essayé de le rendre honnête
4 min de lectureL'équipe Tukai
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Un crédit qui expire est rarement une bonne nouvelle pour celui qui l'achète. Autant expliquer pourquoi nous en avons mis en place, ce que nous avons refusé de faire au passage, et sur quel point la règle joue clairement en votre faveur.
Avant : rien n'expirait, et c'était un problème
Pendant longtemps, les crédits versés par un abonnement ne disparaissaient jamais. Une allocation mensuelle vendue en janvier restait dépensable un an plus tard. Il existait bien une date d'expiration en base — elle était écrite, elle était affichée, et strictement aucun code ne la lisait.
C'est le pire des deux mondes. Le client voyait une date qui ne voulait rien dire, et nous vendions un abonnement mensuel qui se comportait comme un achat définitif. Un abonnement dont l'allocation ne se périme pas n'est pas un abonnement, c'est un pack livré en douze fois.
Maintenant : chaque versement est un lot daté
Chaque crédit qui entre sur un compte constitue désormais un lot, avec sa propre date de fin de vie. Chaque dépense est rattachée aux lots qui l'ont financée. Rien n'est jamais modifié en place : ce qui reste sur un lot se calcule en soustrayant les prélèvements qui s'y rattachent.
La durée dépend de l'offre :
- Les crédits d'un abonnement ont un terme. Il est indiqué sur chaque offre, sur la page tarifs — il n'est pas écrit en dur dans le site, il est lu dans le catalogue de facturation.
- Les crédits d'un pack sont permanents. Ils restent valables tant que votre compte est actif.
C'est la vraie différence entre les deux formules, et elle mérite d'être dite en une phrase : une allocation d'abonnement se loue, un pack s'achète.
Le point qui joue pour vous : on dépense d'abord ce qui va périmer
Quand vous lancez une génération, il faut décider quels lots la financent. Un système paresseux prendrait le plus ancien, ou le premier venu.
Nous partons de la date d'expiration la plus proche, pas de l'ancienneté. Concrètement : si vous avez à la fois un pack permanent et une allocation d'abonnement, c'est l'allocation qui est consommée en premier. Vous brûlez le crédit que vous êtes sur le point de perdre, et vous gardez celui que vous ne pouvez pas perdre.
La différence n'est pas théorique. Avec la règle inverse, un client qui a acheté un pack puis pris un abonnement verrait son pack fondre pendant que son allocation mensuelle expire inutilisée. Il aurait payé deux fois pour ne consommer qu'une fois.
Le détail qui empêche de tricher
Un mécanisme de réservation crée une tentation évidente : geler du crédit sur le point d'expirer, laisser passer la date, puis annuler. Si la libération remettait le crédit dans un lot neuf, n'importe qui pourrait maintenir indéfiniment vivant un crédit périmé en lançant et annulant des générations.
Une réservation et sa libération retournent donc exactement aux lots qui l'ont financée. Un crédit gelé sur un lot expiré, puis libéré, revient sur ce lot expiré — et reste inutilisable. La date de péremption ne se rafraîchit pas.
Le détail qui empêche de vous léser
La règle précédente crée son symétrique désagréable, et il a fallu le corriger séparément.
Imaginez une réservation prise alors que le lot était encore vivant, sur une génération vidéo qui dure. Pendant l'appel, minuit passe et le lot expire. Au moment de régler, un système qui ne regarderait que les crédits actuellement valides refuserait de capturer : le lot n'existe plus. La dépense partirait alors en perte pour nous — ou, dans une version moins scrupuleuse, resterait gelée chez vous.
Le règlement d'une réservation sert donc en priorité les lots qui l'ont financée, périmés ou non. Une réservation prise pendant qu'un lot était vivant reste réglable après sa péremption. L'horloge ne doit pas tourner contre vous pendant un appel fournisseur.
Les deux règles tiennent ensemble : un crédit libéré après expiration reste inutilisable, un crédit capturé après expiration passe. La différence est qu'il y a eu travail dans le second cas.
Ce qui vérifie que vous n'avez pas le droit de dépenser un crédit mort
Un point d'implémentation qui a son importance. La péremption est constatée par une tâche planifiée, qui tourne toutes les heures. Entre l'instant où un lot expire et le passage de cette tâche, il existe une fenêtre.
Le chemin de dépense ne consulte donc pas le solde comptable, qui inclurait le lot périmé. Il consulte le crédit effectivement vivant, calculé au moment de la question. La tâche planifiée écrit l'historique ; ce n'est pas elle qui applique la règle. Sans cette distinction, il suffirait de dépenser dans l'heure suivant l'expiration pour passer au travers.
Ce que ça vous demande de faire
Rien de compliqué : si vous avez une allocation d'abonnement en cours, elle se consomme avant votre pack sans que vous ayez à y penser. Et si vous voulez du crédit qui ne périme jamais, prenez un pack — c'est exactement à ça qu'ils servent.
Le reste est sur la page tarifs, avec la durée de vie affichée sur chaque offre. Pour le mécanisme de facturation lui-même, il est décrit dans comment nous calculons le prix d'une génération.
Un chiffre faux ou périmé dans cet article ? Signalez-le : la correction sera faite dans le texte et datée en clair, à côté de la date de publication. C’est une règle écrite — voir la charte éditoriale.